Ne resterait-il plus qu'à vendre les véhicules en ligne ? Selon la synthèse de l'étude "Transition numérique et commerce BtoB", financée par la Direction générale des entreprises (ministère de l'Economie) et réalisée par Next content et le Credoc, "l'usage des services en ligne par les professionnels de l'auto apparait relativement fort en ce qui concerne les pneumatiques (...) et dans une moindre mesure les pièces de rechange".

Un tableau succinct indique ainsi que la vente en ligne de véhicules entre pros pèse pour... 0% des transactions. Mais le chiffre grimpe à 10% en matière de pièces et équipements, et à 22% en ce qui concerne les pneumatiques. "Dans la distribution finale à des clients professionnels ou entreprises (hors voyages), les commandes électroniques devraient peser ainsi plus 15% des ventes à l’horizon 2020 avec une croissance estimée de 8% par an" estime ainsi les auteurs du rapport.

L'étude pointe aussi diverses tendances qui pourraient avoir un impact positif sur les professionnels de l'après vente : rentabilité accrue, et fidélisation de la clientèle, qui serait particulièrement sensible dans la distribution de pièces de rechange. Mais surtout, "le véhicule connecté est un enjeu majeur pour la filière de la distribution et de la réparation automobile. Organisée actuellement autour du diagnostic et réparation d’une panne imprévue, elle va se structurer autour de la maintenance prédictive et préventive. Les systèmes permettront d’anticiper certaines pannes et d’alerter le possesseur du véhicule, (...)  Cela va fortement transformer les métiers et la relation entre un professionnel et un automobiliste."

Un état de fait déjà perçu et mis en musique par BMW, qui propose désormais un système de maintenance prédictive sur ses véhicules.