Le raz-de-marée d'hier est en train de progressivement se transformer en vague. Avec 36,2% de carrosseries SUV - 4x4 vendues neuves au premier semestre 2018, la dynamique est toujours du côté des véhicules hauts sur pattes : presque 6 points de parts de marché de plus qu'au premier semestre 2017. Des points de pénétration gagnés au détriment des monospaces (6,7% des immatriculations, -2 points), des breaks (6,4%, -1,4 point) mais aussi des berlines (48,9%, -0,8 point).

Il est toutefois possible d'observer pour la première fois quelques tassements au sein des SUV. Chez les plus luxueux, tout d'abord : que ce soit sur le segment H1 (haut de gamme) ou H2 (luxe), les ventes ont baissé au premier semestre : -15,7% d'immatriculations sur les gros SUV H1, -10,8% pour les très gros (H2) comme le Range Rover ou le Cadillac Escalade.

Modèle par modèle, et en dehors des véhicules appelés à être renouvelés de manière imminente, quelques surprises sont à découvrir dans les statistiques. La chute du Volkswagen Tiguan par exemple, qui baisse de 20,9% sur le premier semestre ; le tassement des ventes d'Audi Q2 (-5,1%), un modèle pourtant récent.
Mais surtout, un constructeur qui avait le vent en poupe voilà peu paraît en difficulté : Land Rover. Tous les modèles de la marque, hormis le tout nouveau Velar, sont orientés à la baisse. Le modèle star, l'Evoque, a vu ses ventes reculer de 29,8%...

Plusieurs facteurs expliquent la situation actuelle de Land Rover, selon le directeur du marketing David Bucher : "L'Evoque, après 6 années de croissance, est en phase de maturité de son cycle de vie" indique-t-il ,"les approvisionnements de Range Rover et de Range Sport son tendus mais le niveau de commandes et de portefeuille sont en forte progression avec l'introduction du facelift et des versions hybrides rechargeables. Enfin l'évolution du malus 2018 pénalise les gammes Discovery." Et de glisser que le mois de juin a marqué "une amélioration" des immatriculations pour la marque.