Constructeurs et politiques ont beau pousser pour que les consommateurs passent à l'électrique, rien n'y fait. Selon une étude dévoilée par le centre de recherches de l'Union européenne (JRC), "environ la moitié des répondants n'a jamais considéré les voitures électriques ou à hydrogène comme une option possible" dans le cadre de l'achat de leur véhicule. Une cruelle réalité qui se fonde sur un simple fait : " La principale raison évoquée est le prix d'achat " souligne l'étude, qui a consisté à interroger 1248 acquéreurs de véhicules répartis entre la France, l'Allemagne, l'Italie, la Pologne, l'Espagne et l'Angleterre.

Le JRC avait déjà réalisé la même étude en 2012. Les conclusions obtenues sur celle réalisée l'an dernier sont de ce fait comparables. Ainsi, selon le JRC, "la proportion de gens convaincus que les véhicules électriques sont assez chers a baissé". De la même manière, de plus en plus de répondants "pensent que rouler en électrique coûte moins de deux euros pour 100 kilomètres". Mais le doute a aussi progressé en cinq ans. L'étude indique que de plus en plus de consommateurs répondent "je ne sais pas" lorsqu'on leur demande si un véhicule électrique représente un gain environnemental par rapport à un véhicule thermique.

D'autres intéressantes données ont aussi émergé de cette étude : le prix est certes un frein à l'électrique, mais son autonomie aussi, bien plus en tout cas que le temps de charge de la batterie. D'autre part, la maigreur du catalogue électrique des constructeurs est aussi régulièrement mentionnée par les répondants...

Sur les cinq premiers mois de 2018, les ventes de voitures électriques ont progressé de 5,1% en France avec 11 756 immatriculations de véhicules particuliers. Les voitures dites propres représentent 1,26% du marché du neuf, contre 1,24% à pareille époque l'an dernier.