Trois mois après le buzz de Teresa Ribera, ministre de la transition écologique, affirmant haut et fort : « les jours du diesel sont comptés », en Espagne, récidive, avec le gouvernement socialiste qui compte interdire « à partir de 2040, l'immatriculation et la vente des véhicules à l'origine d'émissions directes de dioxyde de carbone », comme les voitures diesel et essence, voire les modèles hybrides et ceux fonctionnant au gaz naturel.

En clair, selon une note d’étape présentée à la presse, à partir de cette date, seuls des véhicules 100% électriques ou à pile à combustible pourraient être mis à la route.

Difficilement réalisable, surtout quand le projet ajoute qu’en 2050, le système électrique devra exclusivement reposer sur des sources d'énergies renouvelables. Rappelons que les dirigeants politiques espagnols veulent précisément parvenir à une économie décarbonée à l’horizon 2050.

Difficilement réalisable ou non, les autorités espagnoles soulignent qu’elles ne font que suivre un mouvement d’ensemble, tiré par les pays scandinaves, mais aussi le Royaume-Uni, la France, les Pays-Bas, l’Allemagne ou encore l’Irlande.

A court terme, sur le modèle de Madrid ou de Barcelone, selon le texte, les villes de plus de 50000 habitants devront aussi mettre en place des zones de faibles émissions avant 2023.