Dans le cadre du nouvel épisode de l’affaire Carlos Ghosn, à savoir la première comparution du dirigeant pour savoir ce qui lui est précisément reproché (en l’espèce, dissimulation de revenus et abus de confiance), Muriel Pénicaud, ministre du Travail, est intervenue sur une chaîne de télévision française et a réaffirmé son soutien, et par extension celui du gouvernement Philippe et du président de la République Emmanuel Macron, à celui qui est toujours président du groupe Renault. « Le plus important, aujourd'hui, c’est que cette présomption d’innocence soit respectée et qu’on veille à l’alliance Renault-Nissan. Il y a beaucoup d’emplois à la clef, il y a beaucoup de sujets économiques et sociaux », a-t-elle martelé, en reconnaissant que « Carlos Ghosn n’avait pas la procédure la plus facile ».

Eviter l'enlisement d'une procédure au long cours

A la radio, Elisabeth Borne est aussi intervenue pour soutenir Carlos Ghosn : « Le gouvernement n'a pas d'indications, aujourd'hui, qui peuvent le conduire à conclure qu'il y a une responsabilité de monsieur Ghosn. Il y a un principe qui est la présomption d'innocence, et le gouvernement applique ce principe ». Et d’ajouter : « La gouvernance de Renault, elle est assurée, il y a une gouvernance provisoire mise en place. Evidemment, si cet empêchement devait durer, il faudrait en tirer les conséquences ». Sous-entendant que la situation ne pouvait pas non plus s’éterniser. Un élément qui prend une résonance particulière quand on sait que le principal avocat de Carlos Ghosn a indiqué qu’en cas de déni de toutes les accusations, la position actuelle du dirigeant qui l’a rappelé ce matin, son client risquait de rester en détention jusqu'au procès en tant que tel, procès qui ne pourrait s’ouvrir que dans six mois.



(avec agences)