L’un l’évoque, l’autre dément. Quoi ? La possible sortie de l’Etat dans le capital de Renault. Selon Challenges et le constructeur, qui est actionnaire du média, l’Etat serait « prêt à revoir à la baisse sa participation de 15% dans Renault et à sortir sur le moyen terme ». Dans le but de pérenniser l’Alliance et de « convaincre la partie japonaise, toujours très réticente à tout approfondissement des liens avec Renault tant que l'Etat français est partie prenante », quelques signaux auraient même été envoyés dans ce sens. Pour en avoir la confirmation, l’hebdomadaire économique a contacté Bercy, qui dément fermement cette information "tout en faisant confiance à Jean-Dominique Senard, nouveau président de Renault ".

Challenges rappelle effectivement que Carlos Ghosn avait évoqué la création d’une société holding contrôlant ainsi Nissan, Renault et Mitsubishi Motors, d’après les dires de Carlos Ghosn depuis sa prison : « Le scénario consistait à créer une société holding qui contrôlerait les trois entités et détiendrait toutes les actions, tout en préservant l'autonomie de chaque groupe ». L’Etat n’y était pas mentionné et le projet serait toujours dans les cartons.

L’heure est en tout cas aux discussions entre Jean-Dominique Senard, possible futur administrateur de Nissan, et les donneurs d’ordre pour assurer un avenir serein aux trois constructeurs automobiles suite à l’affaire Carlos Ghosn.