C’est encore une belle année écoulée pour le marché français de la LLD. Le Syndicat des entreprises des services automobiles en LLD et des mobilités (Sesamlld) a révélé les chiffres clés de 2018. Plus de 562 640 véhicules jusqu’à 3,5T ont été immatriculés en LLD (sur plus de 2,5 millions marché VN), soit une progression de 1,86% par rapport à 2017 et à périmètre constant. Une part sur le marché totale qui s’élève à 22,2% soit une progression moindre par rapport à l’an passé (22,42%). Un léger repli justifié par les nouvelles homologations, plusieurs commandes se seraient donc décalées au premier semestre 2019. Aussi, la LLD pénètre à 58,53% sur les immatriculations VN d’entreprise avec 432 153 unités sur 738 346.

Selon le syndicat, le bilan 2018 est donc plutôt bon : 1 448 178 véhicules en parc (+6,74%), 425 958 véhicules en fleet management (+10,72%) pour un total de 1 874 136 véhicules gérés (+7,62 %). « La location grandit naturellement, nous constatons surtout que le particulier se convertit à ce mode d’usage », ajoute François Brabrander, président du Sesamlld.

Le focus « énergies » n’est autre que le reflet du marché total automobile français. Sur un périmètre total LLD de 562 646 véhicules immatriculés donc, le diesel accuse une baisse de 8,6% par rapport à l’exercice précédent (410 207 VP et VU) quand l’essence continue de grimper à +47,7%, soit 126 757 unités enregistrées. Sa part de marché a évolué à 26,59% (contre 16,58% en 2017) alors que le diesel chute à 68% (79% en 2017).

L’hybride et l’électrique augmentent respectivement de 57% et 25,5% pour atteindre 16 962 et 8 469 unités. Le président du Sesamlld explique ces augmentations par les gammes constructeurs qui se sont quasiment toutes ouvertes aux motorisations alternatives. Il tempère néanmoins cet effet puisque les clients restent de « gros rouleurs » et ont privilégié des contrats de 42 mois et 98 000 km en 2018.