Tous les espoirs se sont envolés. Alors que les 850 salariés du site Ford de Blanquefort (Gironde) avaient salué l’offre du seul repreneur en lice, Punch-Powerglide, avant le refus catégorique de Ford, l’usine de Blanquefort est officiellement condamnée à la fermeture. Le constructeur a annoncé dans la nuit du lundi 4 au mardi 5 mars 2019 l’approbation du Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) par la Direccte. Pour le groupe automobile, il s’agit d’une "étape importante" permettant de "lever une partie des incertitudes qui pesaient sur nos employés quant à leur avenir".

Depuis le début, le gouvernement s'est beaucoup impliqué dans ce dossier, le ministre de l'économie Bruno Le Maire a donc vivement réagit et a assuré que ce PSE allait coûter à Ford, en plus des 165 millions d’euros estimés, soit 190 000 euros par salarié, un surcoût de 20 millions d’euros supplémentaires pour la "réindustrialisation" du site et une somme non précisée pour sa "dépollution". Et Ford aurait accepté de verser ces millions demandés par l'Etat.

Sans grande surprise, la CGT de l’usine de production de boîtes de vitesse girondine souhaite contester cette décision devant le tribunal administratif dans le but de faire invalider le plan social. Car l'avenir reste incertain pour les effectifs. Entre 300 et 400 salariés pourraient faire valoir des droits à la préretraite, seules quelques dizaines seraient reclassées dans des usines voisines et les 400 à 500 restants devraient être licenciés avec trois ans d'accompagnement et de couverture de chômage. De son côté Ford estime que le PSE est « très complet » de par sa diversité d’actions de reclassement et de formations de reconversion...

La production du site Blanquefort, situé vers Bordeaux, est donc prévu pour le mois d’août 2019.