Ils se sont installés devant l'entrée pour bloquer tous les camions de livraison de pièces. Lancée par les syndicats FO, CFDT et CGT, la grève des salariés de PSA à Hérimoncourt, dans le Doubs, contre la fermeture du site a donc débuté le lundi 11 mars 2019 à 5 heures du matin. Ils ont voulu montrer leur mécontentement et contesté deux jours avant une réunion au sein de laquelle le constructeur français doit préciser ses intentions. Mais ils ont surtout dénoncé le transfert de l'activité principale, soit le recyclage de pièces détachées vers le site de Vesoul, en Haute-Saône (à lire PSA ferme son usine Peugeot à Hérimoncourt). 

Alors que la direction du site a fait état de 30 grévistes, le mouvement aurait été suivi par 90% des quelques 50 salariés permanents de l'équipe du matin, sur un effectif total de 204 personnes. La grève a également concerné l'équipe de l'après-midi beaucoup plus importante, soit une centaine de salariés en plus mais les organisations syndicales assurent que l'appel à la grève ne devrait pas se prolonger au-delà de la seule journée de lundi.

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"Nous sommes convaincus que le site est suffisamment rentable pour garder son activité actuelle. C'est notre priorité", a souligné Mickaël Faucompré, délégué Force Ouvrière à l'usine PSA d'Hérimoncourt, en prévision des échanges de mercredi 13 mars 2019 qui se dérouleront au siège de PSA à Poissy (Yvelines) dans le cadre de la commission paritaire sur le suivi de l’accord de compétitivité du groupe "Nouvel élan pour la croissance".

Ce représentant dénonce aussi la réunion qui s'est tenue la semaine d'avant entre la direction de PSA et les élus locaux car aucun syndicat n'y était convié.