Les Clés de la Mobilité et le loueur de longue durée Athlon ont réalisé une étude, baptisée Villes Françaises & Mobilité, portant sur les 75 communes les plus peuplées de France métropolitaine. Un questionnaire a été adressé aux cabinets municipaux et aux directions des transports de ces villes entre octobre et novembre 2018. Le think tank a ensuite réalisé une enquête de terrain afin de « vérifier les réponses » et les compléter. Les données obtenues et les observations issues de l’enquête ont ainsi permis de dresser, et pour la première fois, un classement des 50 villes françaises en matière de mobilité.

Lyon a été désignée ville championne en 2019. « Elle a accompli le plus d’efforts pour mettre à disposition de ses habitants et entreprises une offre multiple, diversifiée et accessible de transports (bus, métro, tramway), de solutions de mobilité (vélos en libre-service et free-floating, trottinettes, autopartage, etc.), avec des objectifs environnementaux clairement affirmés. La métropole du Grand Lyon a ainsi mis en place une stratégie « Métropole intelligente » visant à inventer la ville de demain pour améliorer le quotidien de ses habitants », argumentent Les Clés de la Mobilité et Athlon.

Paris s’adjuge la deuxième place du classement. « En dépit de ses difficultés dans la gestion du trafic automobile, la ville est un véritable laboratoire pour toutes les nouvelles solutions de mobilité : développement de nouvelles solutions de mobilité, explosion des services d’autopartage et de free-floating, développement de nouvelles voies de circulation pour les deux roues, accroissement des zones facilitant la circulation piétonne, horaires étendus de service des transports en commun et accroissement significatif des bus hybrides, études réalisées autour d’éventuels futurs développements de la circulation des habitants sur la Seine, parc impressionnant de bornes de recharge électriques ».

Rouen mobilité autonome
La ville de Rouen
La ville de Rouen, qui complète le podium, « se distingue en étant l’une des rares à posséder une borne de recharge pour véhicules hydrogène depuis plusieurs années avec une volonté d’en développer le parc. Première ville à tester grandeur nature le partage de véhicules autonomes avec le « Rouen Normandy Autonomous Lab », Rouen est également très en avance dans l’accompagnement des entreprises pour une meilleure mobilité des salariés et la mise en œuvre de leur Plan de Déplacement Entreprise, obligatoire pour les sites de plus de 100 collaborateurs depuis le 1er janvier 2018 ».

Seules 3 villes subventionnent l’achat d’une voiture électrique


Au-delà du classement des villes, cette étude a permis d’établir plusieurs constats. Ainsi, 52% des villes classées interdisent certains types de véhicules de circuler sur leur territoire en cas de pics de pollution en s’appuyant soit sur Crit’Air ou des équivalents. Seules 3 villes (Paris, Marseille et Grenoble1) subventionnent l’achat d’une voiture électrique, et 38% des villes classées subventionnent l’achat d’un vélo électrique (entre 200€ et 400€).

Plus d’un tiers des villes classées (38%) disposent de moins de 15 bornes de recharge, mais 86% prévoient d’en installer à des horizons variables. Seules 4 villes du panel (Reims, Tourcoing, Saint-Étienne et Paris) subventionnent l’installation d’une borne de recharge.

Enfin, 62% des villes du classement font circuler encore plus de 80% de leurs bus en diesel ou en essence, tandis que six d’entre elles ont réussi à se passer de ces motorisations (Dunkerque, Tourcoing, Metz, Lille, Nancy et Roubaix).