L'Etat parviendra t-il à battre son record de recettes liées au malus à l'immatriculation des véhicules neufs ? Le premier mois de l'année 2019 n'a pas livré un signe en ce sens, avec un solde du système positif de 11,6M€ pour l'Etat. Soit une baisse de 42,5% par rapport à janvier 2018...

Avec l'abaissement du seuil de déclenchement du malus à 117g (contre 120g en 2018), les pénalités à l'immatriculation ont pourtant concerné un nombre accru de véhicules. Ainsi, 38,1% des ventes de VN ont donné lieu à une taxe, soit 14,8 points de plus qu'en janvier 2018. La recette aurait dû grimper cette année. Elle a pourtant été quasiment identique à celle de l'année précédente, avec 30,2M€ récoltés contre 28,5M€ un an auparavant...
Avec la mise en place du WLTP, ou plutôt du NEDC corrélé, le gouvernement avait conscience en fin d'année dernière que les malus allaient mécaniquement grimper. Il avait promis de ne pas profiter de cet effet d'aubaine, et avait donc présenté, tardivement, une grille de malus 2019 moins virulente que celle de 2018. Le système a donc fonctionné comme prévu, du moins pour l'instant.

Le solde du système est en baisse de 42,5% en raison du relatif succès rencontré par les véhicules dits propres cette année : 3100 voitures émettant moins de 21g de CO2 par km ont été immatriculées, soit 2% du marché du neuf. Chacune donnant lieu à un bonus de 6000€ (en théorie), l'Etat en a été quitte pour une dépense de 18,6M€. Tandis que l'an dernier, 1385 voitures zéro émission avaient été mises à la route (0,9% des ventes), pour 8,3M€ de bonus à verser...

Selon les observations du ministère de la Transition écologique, les émissions de CO2 ont continué d'augmenter en janvier : 112,1 g en moyenne par véhicule neuf vendu contre 110g voilà un an.