Avec 15 624 486 immatriculations de véhicules neufs au sein de l’Europe élargie (Islande, Norvège et Suisse incluses), les distributeurs ont globalement fait du surplace en 2018 : -0, 04% de ventes ! Aucun pays n’a connu de chute majeure ni de hausse conséquente des volumes.

L’Asssociation des constructeurs européens (ACEA) a vu dans les chiffres divulgués « une demande principalement tirée par les pays d’Europe centrale », ce qui est vrai en un sens. La plus forte hausse, en pourcentage, est à mettre sur le compte de la Lituanie (+25,4%), tandis que d’autres pays, comme la Pologne (+9,4%) ou encore la Roumanie (+23,1%) ont aussi vu leurs ventes de véhicules neufs grimper franchement.
Mais si l’on ne raisonne qu’en termes de volumes, la plus belle hausse de 2018 est le fait de l’Espagne : 86 506 exemplaires neufs livrés de plus (+7%) tandis qu’à contrario, le plus beau repli est à attribuer au Royaume-Uni : 173 470 livraisons de moins en 2018. Parmi les «grands marchés» de l’Europe, seuls la France et l’Espagne ont observé une tendance positive, contrairement au Royaume-Uni, à l’Allemagne et à l’Italie.

Au niveau des groupes et marques, Volkswagen est demeuré numéro un du Vieux continent, en dépit d’un passage au WLTP calamiteux : +0,4% de ventes, avec seulement deux marques sur cinq (Audi et Porsche) en négatif. Le groupe Volkswagen est parvenu à préserver sa part de marché (-0,1 point) essentiellement grâce au succès de Seat : +12,8%, soit 51 344 véhicules neufs distribués de plus sur un an. Seul Jeep est parvenue à faire encore plus fort en 2018.

PSA, grâce à l’intégration des volumes d’Opel, a aussi réalisé une belle année sur le continent européen, avec toutes ses marques en progrès, sauf DS (-0,1%). L’année s’est révélée plus contrastée pour le groupe Renault. La hausse de 0,8% des immatriculations a été en réalité la résultante d’un tassement des ventes de voitures au losange (-3,9%) et d’une franche hausse de celles de Dacia (+11,7%).
Toujours parmi les marques généralistes, Ford a vu son score annuel tomber sous la barre du million d’unités (-2,4% d’immatriculations), tandis que Toyota (+3,8%), Hyundai (+3,9%) et Kia (+4,7%) ont su apprécier les charmes de l’Europe.
Les constructeurs premiums allemands, enfin, ont plutôt subi l’année 2018 : les marques Mercedes, BMW et Audi ont accusé un léger retrait, voire un vrai recul pour ce qui concerne cette dernière.