Avec 45% du marché du véhicule neuf au premier semestre 2018, les marques étrangères (Opel incluse, Dacia exclue) n'ont pas démérité. Volkswagen s'est encore révélé le plus gros faiseur, avec 75 061 ventes : grâce à une nouvelle Polo en pleine forme, et en dépit d'une Golf (-0,7%) et d'un Tiguan (-20,9%) qui ne sont pas parvenus à égaler les résultats de l'an dernier.

La deuxième marque importée de France, Toyota, a elle aussi bien vécu la première partie de l'année, avec une progression de ses immatriculations de 5,1%.

Mais si feu d'artifice il y a eu, il est plutôt à mettre sur le compte des marques coréennes, et donc du groupe Hyundai : "Nous sommes en ligne avec notre plan, qui est de parvenir à distribuer 43 000 véhicules en France d'ici à la fin 2018" commente Xavier Domenech-Cabaud le responsable des relations publiques de la marque. Ce sont 23 587 VN (+19,6%) qui ont été écoulés au premier semestre. "Les lancements de l'an dernier, c'est à dire les Rio, Picanto et Stonic sont désormais sur une année pleine" observe encore M. Domenech-Cabaud, "et le Sportage, qui est en milieu de vie et qui sera bientôt restylé, continue de bien marcher !" L'intéressé précise aussi que "nous avons les produits et la confiance du réseau, qui est rentable", et pour cause : 67% de ventes auprès de clients particuliers !

La marque soeur Hyundai n'est pas en reste. Un peu moins de ventes (18 417), mais une progression de 25,6%. Le constructeur exulte via un communiqué : "Le premier semestre 2018 se termine sur des résultats commerciaux records pour Hyundai Motor France" fait savoir le directeur Lionel French-Keogh, qui souligne les bons chiffres enregistrés par le Kona (3518 immatriculations). Apparu l'an dernier, l'engin est déjà la 3e vente de Hyundai en France...

Du côté du marché premium, les trois incontournables marques allemandes n'ont pas forcément vécu un premier semestre exceptionnel. Audi a témoigné de résultats commerciaux en baisse (-13,7%). Seul le SUV Q5 a progressé et apporté quelques volumes à la marque, tandis que le reste de la gamme s'est révélé en décroissance.
Mercedes s'est un peu mieux comportée que sa rivale : +0,8% de ventes sur le semestre, grâce aux solides résultats des GLC et GLA qui sont parvenus à compenser les baisses des Classe A, B, C et E.

Chez BMW, il serait possible de penser que le début d'année s'est révélé mitigé : les ventes se sont effritées de 2,9%, avec 29 766 unités distribuées. Mais le président de BMW en France Vincent Salimon a une explication : "Sur les ventes auprès des entreprises, nous
Vincent Salimon, président du directoire de BMW France
avons pu observer un peu d'attentisme en raison du WLTP, etc. C'est valable pour l'ensemble du segment des premium" fait-il savoir ; "mais nous avons commencé à travailler dur et très tôt. Presque toute la gamme est désormais homologuée en WLTP. Ce qui nous a défavorisé au 1er semestre nous favorisera au second".

Modèle par modèle, les Série 2, 3, 4 ainsi que les X4, X5 et X6 ont vu leurs immatriculations se restreindre : "Le X4 est en fin de vie, il sera remplacé très prochainement. Le X5 aussi mais en fin d'année. Les berlines ont de toute façon tendance à souffrir" admet M. Salimon qui précise être "bien positionné" en matière de SUV pour les mois à venir.
Il est enfin un sujet dont le groupe BMW se révèle plutôt fier : la marque bavaroise et son alliée Mini sont à l'heure actuelle ceux qui vendent le plus de véhicules hybrides rechargeables en France : 1575 immatriculations sur le semestre, et une part de marché de 24,8%. Succès sur les hybrides, succès sur l'i3 (100% électrique) qui a grimpé de 41,1%, BMW semble effectivement parier sur l'avenir...