Le marché français des utilitaires légers neufs a conclu le premier semestre de l’année en établissant un nouveau record d’immatriculations pour un mois de juin, 48 105 VN, soit une hausse de 3,8 % (correspondant à 1 743 unités) par rapport à juin 2017, précédent meilleur sixième mois. Juin 2018 a fait encore mieux : deuxième bilan mensuel historique, juste derrière mars de cette année (48 223 unités).

La part des dérivés de VP

Avec de tels atouts, nulle surprise de voir le premier semestre de l’année s’installer très haut dans la hiérarchie, au deuxième rang, à quelque 10 000 VN de celui de 2008, pâtissant de mois de janvier, février et avril tout juste à hauteur de leur moyenne depuis 2001. Mais la structure du marché a bien changé en près de dix ans.

Ainsi, le poids des dérivés de VP dans le nombre total de cartes grises de VUL s’est considérablement amenuisé : 29 % pour toute l’année 2008, 18 % au terme du premier semestre de 2018. Un peu au profit des fourgonnettes (de 22 % à 24 %), beaucoup à celui des fourgons compacts (15 % en 2008, environ 22 % cette année). On soulignera que le segment à plus haute valeur marchande, celui des fourgons lourds et des châssis cabines (jusqu’à 5 t), est resté en dix ans à 30-31 % de représentativité.

De janvier à juin 2018, les dérivés de VP sont le seul segment en baisse (– 5,9 %, à 44 282 VN). Tout va mieux pour les fourgonnettes (+ 3,7 % sur le semestre, 58 849 unités), pour les compacts (+ 10,6 %, 52 061), pour les lourds (+ 8,9 %, 73 922) et pour les pick-up ou 4x4 (+ 12,5 %, 11 622).

Le Citroën Berlingo bondit sur le podium

En un an, le Renault Kangoo a conservé sa place de numéro un au classement tous segments (hors dérivés de VP), malgré une baisse de 2,5 % des immatriculations par rapport au premier semestre de 2017 (19 819 ventes). Derrière le Renault Master, solide deuxième (+ 8,8 %, 18 955), le Citroën Berlingo bondit de la cinquième à la troisième place (+ 18,1 %, 15 301), grillant la politesse au Fiat Ducato (– 1,9 %, 15 293) et au Renault Trafic (+ 8 %, 15 004). Un joli dernier baroud d’honneur pour ce véhicule, qui, comme le Peugeot Partner (6e au classement, + 10,1 %, 12 580 immatriculations), vit sa dernière année sous les traits de l’actuelle génération.

 

Le recul de Volkswagen et d'Opel

Du côté des marques, Citroën, numéro trois dans la hiérarchie, a gagné 1,2 point de part de marché, à 16,2 %, quand celles qui la devancent ont plafonné, Peugeot (– 0,1 point, 17,2 %), ou baissé, Renault (– 0,6 point, 30,4 %). Plus loin dans la hiérarchie, seul changement notable, le recul de Volkswagen (– 0,3 point, 4,2 %) au profit de Mercedes-Benz (stable à 4,5 %). Iveco a repris 0,2 point (3,7 %), tout comme Toyota (1,6 %). La marque japonaise s’installe de fait dans le top 10. Elle en chasse Opel (– 0,3 point de part), qui a subi sur le semestre la pire baisse du top 15 des marques, avec – 19,4 %.