Carlos Ghosn n’est plus président du conseil d'administration de Mitsubishi Motors, la direction du groupe japonais ayant pris la même décision que Nissan il y a quelques jours.

Sur fond de dissimulations de revenus présumées et une semaine après l’arrestation de Carlos Ghosn à Tokyo, la direction de Mitsubishi a jugé "difficile" de le maintenir en poste. La décision a été annoncée à l’issue d'une réunion extraordinaire d'à peine plus d'une heure, et il convient de préciser qu’elle a été prise à l'unanimité des sept membres, dont le dirigeant exécutif Osamu Masuko, qui va prendre la présidence, et deux responsables de Nissan, le principal actionnaire de MMC avec 34% de capital.

Carlos Ghosn est soupçonné par le parquet d'avoir dissimulé une partie de ses revenus aux autorités financières, mais n’est pas pour l’heure inculpé. Il est en outre accusé par Nissan de "graves malversations financières", découvertes au cours d'une enquête interne effectuée durant plusieurs mois dans le plus grand secret.

A la date du 26 novembre 2018, Carlos Ghosn n’est officiellement plus que président directeur général de l'Alliance (une réunion exceptionnelle des dirigeants de l’Alliance doit avoir lieu aux Pays-Bas mercredi 28 novembre 2018) et du groupe Renault, où un audit a été lancé pour vérifier ses rémunérations, selon le gouvernement français.

"Tant qu'il n'y a pas de charges tangibles", Carlos Ghosn ne sera pas démis de sa fonction, a précisé le ministre français de l'Economie, Bruno Le Maire. La direction intérimaire reste assurée par Thierry Bolloré.


(avec AFP)