« Se poser la question de la mobilité, c’est se poser la question de l’avenir de nos métiers », synthétise Marie-Cécile Rochet, directeur Marketing de Mobivia Groupe.

Ce matin (6 novembre), le spécialiste européen de l’entretien et de l’équipement de véhicules multi-marques avec Norauto, Auto 5, Midas, Carter-Cash, Synchro Diffusion et Oxyo-pneus.fr, mais aussi 7 autres enseignes financées par son fonds Via-ID (Altermove, Buzzcar, Carbox, Izydrive, Moving Car, Green On, La bicyclette électrique) a révélé une étude prospective sur la mobilité contemporaine.

Sujets de l’enquête confiée à Prospectives Lab : les jeunes de 18-29 ans. Six tendances se détachent en matière de mobilité auprès de cette génération :
 
1) Le jeune est actif dans sa mobilité : il bouge pour préserver, entretenir son corps et lutter contre l’immobilisme social. Il cherche à se libérer des carcans et notamment des transports engorgés…

2) Le jeune s’adapte : rompu à l’usage des nouvelles technologies, il « switsche » en permanence ses besoins de mobilité pour vivre un parcours fluide sans discontinuité.

3) Le jeune est un animal caméléon : son identité ne se définit plus par son patronyme, mais par ses identités mobiles et virtuelles. Via son smartphone, par exemple, et ses applications (une data embarquée et personnalisée), il transporte en permanence son capital identitaire

4) Le jeune est dans l’ère du collaboratif : il adhère à ce nouveau modèle de société où le co-voiturage, l’auto-partage et le co-working s’épanouissent (12,1 % des utilisateurs du vélo en libre service et 16,5 % des ‘co-voitureurs’ ont 18-30 ans contre respectivement 4,2 % et 9,3 % pour les autres générations).

5) Le jeune plébiscite la mobilité créative : cette mobilité expérimentale entremêle réel et virtuel en se basant sur l’exploration de territoires inconnus. La ville devient pour lui une aire de jeu.

6) Le jeune se connecte aux autres : il fait corps avec les autres à travers la mobilité. Le déplacement est devenu un moyen de socialisation. D’où, par exemple, le succès de blablacar.
 
« L’enjeu de la mobilité n’est plus celui d'un nomadisme physique, il est relationnel et existentiel », argue Aurélie Chaffel, directrice associée de Perspectives Lab. « Ce n'est plus la vitesse, mais les flux, la circulation de l’information, la data », complète Elisabeth Pannetier, fondatrice directrice de cette société de conseil en stratégie de marque.
 
 Or, qui dit Data dit voiture connectée... En 2020, chacun vivra en moyenne avec 7,6 objets connectés qui délivreront de la « data ». Rapportée à l’automobile, cette donne bouscule les prestataires de services, moteurs de recherche, constructeurs ou concessionnaires (Patrick Pélata, directeur en charge de l’automobile chez Salesforces rappelait dernièrement que cette guerre ne durerait que deux ans…) qui cherchent  à se positionner pour récupérer cette data. La voiture connectée devient, à ce titre, un enjeu de taille.
 
« Nous souhaitons nous connecter à cette data, en allant vers l’exploitation de la donnée. Outre le monde infini des applications, il y a la voiture connectée. L’automobile migre vers une logique de Terminal. Nous prendrons donc en compte ces réflexions pour proposer des services et outils pertinents qui parlent aux clients de demain », confie Marie-Cécile Rochet pour Mobivia Groupe.