L’équation n’a pas changé depuis une centaine d’années : après avoir vendu les voitures, il s’agit de les entretenir. BMW a de quoi vendre, a priori. Sept nouveautés sont présentes sur son stand à Paris, un vrai « feu d’artifice » selon le président du directoire de BMW France, Vincent Salimon : nouvel X5, nouvelles Serie 3 et Série 8… Mais en attendant que tout ceci soit lancé, le présent se compose de diesels, d’essence et d’électriques. Des électriques qui commenceraient à prendre leur envol, d’après Vincent Salimon : « Pour 2018, l’objectif est de vendre 140 000 modèles électrifiés dans le monde, soit +40% » annonce-t-il. La France ne démériterait pas en la matière : « Les électrifiés, c’est-à-dire les électriques et les hybrides rechargeables, représentent 9% de nos commandes. La progression est exponentielle » souligne le président.

A l’instar des autres constructeurs, BMW se devra donc de continuer à creuser ce sillon. M. Salimon indique pour autant que les années à venir ne rimeront pas avec la mort du moteur thermique, mais signeront plutôt la fin « de la rigidité industrielle. En 2020, toutes les usines seront capables de produire, pour une même plateforme, de l’essence, du diesel, de l’hybride rechargeable ou de l’électrique ». Ce qui serait un gage de succès quel que soit le marché abordé.

Des "product genius" à l'après-vente


Vendre un véhicule électrique ne requiert pas forcément le même processus que pour la vente d’une voiture thermique. De ce fait, BMW France avait choisi de s’occuper en propre de la diffusion de l’I3. Un procédé désormais achevé : « Nous sortons du modèle de distribution directe, explique Vincent Salimon sans amertume, vendre un véhicule demeure un travail de concessionnaire ! » Le réseau BMW France se doit donc de s’occuper aussi des véhicules dits propres.

Mais concernant ce réseau, il y a un hic : « L’après-vente est en sous-capacité. Nous manquons de ponts, mais aussi de techniciens. Il s’agit d’une priorité », soulève le dirigeant, précisant que certains processus ont été revus en concession pour permettre aux mécaniciens de faire uniquement de la mécanique. Des « product genius » ont aussi été récemment déployés à l’accueil de l’après-vente pour aider à la réception, faire le lien avec les équipes de vente, etc. Un problème qui pourrait de toute façon se solutionner en partie de lui-même : « Nous développons de plus en plus la prise en charge de l’après-vente auprès des clients. La question n’est plus de savoir quand il veut passer faire sa révision, mais où est ce que nous devons récupérer le véhicule » termine Vincent Salimon.