L'INSEE vient tout juste de publier des données statistiques portant sur le taux de motorisation des ménages en France. Ces chiffres, qui valent pour l'année 2015, ont été comparés à ceux enregistrés par l'Institut pour l'année 2013.
Les grands mouvements observés en 2013 ont ainsi perduré : l'Ile-de-France, plus particulièrement Paris et la première couronne, continuent de se dé-motoriser au fur et à mesure que Paris grignote sa banlieue. Les zones fort sujettes à des pics de pollution, comme Nice (Alpes-Maritimes) ou Montpellier (Hérault) voient aussi reculer les taux de motorisation, sans doute en raison d'une proposition accrue de transports en commun.

Mais partout ailleurs, le constat perdure : les Français dépendent de leur véhicule dans les campagnes, et continuent de toujours plus se motoriser, même lorsque les taux dépassent les 90%.

Taux de motorisation des ménages en 2015 par département exprimé en %

En vert : taux en hausse
En rouge : taux en baisse
En noir : stable

Sept départements manquent à l'appel : Paris (36,1%, en baisse), les Hauts-de-Seine (65,9%, en baisse), la Seine-Saint-Denis (62,2%, en baisse), le Val-de-Marne (69,1%, en baisse), Le Territoire de Belfort (83,4%, en hausse), la Haute-Corse (85,7%, en hausse) et la Corse du sud (87,7%, en hausse).