Le premier semestre fiscal japonais (avril à septembre 2018) de Nissan ne s’est pas révélé fructueux pour le constructeur du point de vue financier. Le bénéfice net a reculé de 11%, à 1,9 milliard d’euros, tandis que le résultat opérationnel a chuté de 25,4%. Conséquence, la marge opérationnelle s’est fixée à 3,8%, contre 5% un an auparavant.

Pas de panique toutefois du côté de Yokohama : « Ceci est dû à une baisse planifiée des volumes globaux, destinée à réduire les stocks des distributeurs et à améliorer la qualité des ventes » explique le constructeur. Selon diverses sources, Nissan aurait indiqué qu’une vague de promotions avait été indispensable aux Etats-Unis à la fois pour suivre la tendance, mais aussi pour ramener les stocks à un niveau raisonnable. Le même phénomène a pu être observé en Europe, mais en raison du passage du NEDC au WLTP…

Ainsi, et en dépit des promotions, le marché américain a flanché pour Nissan au 1er semestre : -9,1% de ventes. Idem en Europe, avec 330 000 unités distribuées (-12,1%). Des baisses qui n’ont pas été compensées par les hausses russe (+2,4%), thaïlandaise, philippine ou latino-américaine. La Chine aussi a été rentable pour Nissan : 720 000 véhicules vendus (+10,7%), le Japonais expliquant même que la bonne tenue de ses immatriculations dans l’Empire du milieu lui a permis d’afficher un résultat net en baisse de 11% seulement.

Au niveau mondial, les ventes de Nissan au premier semestre se sont érodées de 1,8% à 2,68 millions de véhicules.