"Le conseil a pris acte de la poursuite des discussions" du comité de trois membres chargé de proposer un nom "et a réaffirmé ses efforts pour informer pleinement ses partenaires de l'alliance, Renault et Mitsubishi Motors", selon un communiqué de Nissan.

Mais le conclave de trois personnes chargé de proposer un nom, dans lequel figure un ex-responsable de Renault, n'a pas réussi à s'entendre. "Le conseil a pris acte de la poursuite des discussions" du comité et le patron exécutif de Nissan, Hiroto Saikawa, a appelé à ne pas agir "dans la précipitation".

"Nous n'avons pas d'échéance précise en tête. Même si la décision n'est pas prise d'ici fin mars, je pense que cela ne pose pas problème", a déclaré son patron exécutif, Hiroto Saikawa, lors d'une conférence de presse au siège du groupe à Yokohama (banlieue de Tokyo). 

Le constructeur d'automobiles japonais a par ailleurs annoncé la création d'un "comité spécial pour améliorer la gouvernance du groupe", dont l'affaire a révélé les lacunes.
Ce comité, qui aura "une lourde responsabilité" selon M. Saikawa, sera composé des trois administrateurs indépendants et d'experts indépendants. "Je veux aller de l'avant tout en écoutant notre partenaire Renault, mais au final c'est nous qui sommes responsables de la gouvernance de Nissan", a-t-il insisté.

Et c'est sur cette base que pourra se tenir une AG, a estimé M. Saikawa. Une AG permettrait de "discuter de la gouvernance et d'autres sujets, comme des personnes nommées par Renault au conseil d'administration de Nissan et dans ses hauts rangs".

L'objectif est "d'identifier les causes", après la révélation par l'enquête interne de "graves agissements" de Carlos Ghosn, et de "fournir des recommandations pour améliorer la gouvernance de la compagnie" d'ici à fin mars, a expliqué Nissan.

Nissan a été inculpé en tant qu'entité morale, en même temps que M. Ghosn, poursuivi pour avoir omis de déclarer aux autorités boursières japonaises environ 5 milliards de yens (38 millions d'euros) de revenus durant cinq années, de 2010 à 2015. Il est en outre soupçonné d'avoir fait de même entre 2015 et 2018 pour un montant de 4 milliards de yens (31,1 millions d'euros).

Le constructeur japonais a présenté lundi au conseil d'administration de son partenaire Mitsubishi Motors les conclusions de son enquête interne et "se redit prêt" à faire de même chez Renault.

Le groupe français, qui a choisi de maintenir Carlos Ghosn comme PDG, a cependant rejeté cette proposition la semaine dernière, souhaitant que la communication se fasse uniquement par le biais d'avocats