Cela va mieux en le disant.

« Nissan et Mitsubishi Motors (MMC) ne passeront pas sous la coupe de leur partenaire français Renault », a assuré vendredi Carlos Ghosn devant les actionnaires de Mitsubishi Motors dont il présidait l'assemblée générale.



"Aucune chance" que les deux entreprises japonaises deviennent des filiales de Renault a répondu à un petit porteur japonais inquiet celui qui est à la tête du conseil d'administration des trois groupes.

"On ne l'a pas fait pendant 19 ans, on ne va pas le faire maintenant", a ajouté le président, rejetant le scénario d'une entreprise dominant les deux autres.

Des intentions prêtées au gouvernement français


Renault a volé au secours de Nissan en déroute en 1999.

Les inquiétudes d'actionnaires nippons découlent d'articles de presse récents, notamment dans le quotidien économique Nikkei, qui se font l'écho de craintes, chez Nissan notamment, sur des intentions prêtées au gouvernement français de modifier la structure actuelle de l'alliance.

Le partenariat Renault-Nissan-Mitsubishi est aujourd'hui une construction aux équilibres complexes, constituée d'entreprises distinctes liées par des participations croisées non majoritaires. Renault détient 43% de Nissan qui possède 15% du groupe au losange. Nissan possède 34% de son compatriote Mitsubishi Motors.