Ses efforts ont été récompensés. Selon les informations de BFMTV et franceinfo, la police de Tourcoing a interpellé, mardi 4 septembre 2018, deux gérants d’un garage automobile, un homme de 26 ans et son frère, situé à Mouveaux (59) dans le Nord. Ce site était surveillé depuis des jours pour soupçons d’activité clandestine.

Un préjudice de 200 000 euros

Une quinzaine de policiers a donc découvert des pièces détachées provenant d’une douzaine de véhicules récemment volés dans la métropole lilloise comme le signale franceinfo. Il ajoute que le préjudice pourrait dépasser 200 000 euros, soit 15 à 20 000 euros par voiture. Ces pièces (pare-chocs, calandres, rétroviseurs et même moteurs et pneus) étaient issues de modèles volés de marques Audi, BMW, ou encore Peugeot et Renault.

Alors que la façade de l’atelier n’éveillait aucun soupçon - il était tout de même jamais ouvert au public sauf sur appel téléphonique - la perquisition s’est déroulée dans un conteneur très proche de cet établissement. Les suspects ont été pris sur le fait, en train de se fournir ou de monter les pièces frauduleuses sur d’autres véhicules.

Un réseau beaucoup plus large

Selon les deux médias, la police de Tourcoing procéderait régulièrement à des contrôles de garages car ce genre de pratiques illégales seraient courantes dans cette région. Du fait de la proximité avec la frontière belge qui "facilite les trafics et la délinquance. Trois contrôles sur quatre mènent à des suites judiciaires, soit pour travail dissimulé, soit pour recel de pièces volées", précise à franceinfo une source policière.

Après 48 heures de garde à vue, le gérant du garage de Mouveaux a reconnu frauder et utiliser des pièces volées. Il sera jugé seul (son frère ayant été mis hors de cause) le 29 novembre 2018 et ce procès pourrait dévoiler les dessous d’un réseau de trafic de voitures volées et de revente de pièces beaucoup plus large.