Un groupe d'investisseurs, notamment le groupe japonais SoftBank, qui a déjà une participation dans Uber depuis 2017, envisage d'investir au moins un milliard de dollars dans la division dédiée au développement de la conduite autonome d’Uber, selon le Wall Street Journal.

Le rôle grandissant de SoftBank

L'idée serait que le "Vision Fund" de Softbank, qui multiplie les investissements importants dans les technologies, ainsi que d'autres investisseurs, dont un constructeur automobile, acquièrent une part dans cette activité. On peut rappeler que Uber a déjà noué des accords avec Volvo (fourniture de 24000 véhicules) et Toyota (participation de 500 millions de dollars) et on peut aussi souligner que SoftBank est très investi dans l’autonomisation et la robotisation, comme en témoigne son récent investissement de plus de 900 millions de dollars dans les robots de livraison Nuro. Au-delà de sa participation dans Uber, le groupe a investi dans plusieurs concurrents, Didi en Chine, Ola en Inde ou Grab en Asie du Sud-Est (or, Uber fait aussi valoir une participation de 27,5% dans Grab et Toyota est aussi dans la boucle), sans oublier qu’au niveau technologique, SoftBank apparaît au capital de Nvidia.

La recherche d'une bonne synchronisation avant une introduction en Bourse qui s'annonce spectaculaire

Pour Uber, cet investissement serait stratégique, mis en perspective avec une entrée en Bourse imminente. Si la fourchette des estimations est large, on peut s’attendre à une valorisation particulièrement élevée, de l’ordre de 100 milliards de dollars.

Si la généralisation de la conduite autonome est naturellement encore lointaine, cette technologie est névralgique pour les opérateurs de VTC, car elle ouvre la voie à un business-model délesté du coût des chauffeurs et plus compatible avec les cahiers des charges des mégapoles.