Après un premier coup d’arrêt prononcé en septembre 2018 (-17%), le marché automobile espagnol enregistre un nouveau recul en octobre (-6,59% par rapport à octobre 2017, malgré un jour ouvré de plus), pour 88410 unités, ce que les experts de l’Anfac continuent d’expliquer par le passage au WLTP. Tous les canaux sont concernés par ce ressac, même si le canal des entreprises est le plus touché (- 9% pour 30670 immatriculations), si l’on met de côté celui des loueurs soumis aux effets de saisonnalité.

Au cumul des 10 premiers mois de l’exercice, le marché automobile reste néanmoins positif en Espagne (+10,11%, à 1131081 unités). Noemi Navas, porte-parole de l’Anfac, espère « le retour de la croissance en novembre et sur un rythme encore plus marqué en décembre, avec les opérations de fin d’année ».

Dacia fait feu de tout bois


Pour les marques françaises, Peugeot poursuit son cycle positif (+19,6% en octobre, à 7841 unités et +16,9% sur 10 mois, à 82847 unités), au même titre que Citroën (+1% en octobre, à 4571 unités et +9,3% sur 10 mois, à 58557 unités) et DS (+53,3% en octobre, à 325 unités, et +18,8% sur 10 mois, à 41042 unités). Opel est plus mal en point (-14,6% en octobre, à 4981 unités, et -7,4% sur 10 mois, à 69235 unités).

Au sein du groupe Renault, Renault a décroché en octobre (-47,1%, à 5169 unités), et reste légèrement en deçà des performances du marché global sur 10 mois (+3,7%, à 83595 unités). A l’inverse, Dacia maintient ses cadences infernales (+35,7% en octobre, à 4491 unités, et +19,1% sur 10 mois, à 43293 unités).

La part du diesel atteint son seuil de plus bas de l'année


Par ailleurs, au registre du mix énergétique, le diesel continue de perdre du terrain et atteint son seuil le plus bas depuis le début de l’année en octobre (32,8% des ventes).  Au cumul des 10 mois, il apparaît à 36,6%. Ce qui profite tout naturellement à l’essence (57,1% sur 10 mois) et à un degré moindre, aux énergies alternatives (6,4% pour les hybrides et 100% électriques).