Acteur référent sur le marché de la réparation collision, sur lequel il revendique entre 50% et 60% de part de marché en France, Omia a décidé de renforcer sa position sur le marché du véhicule d’occasion. La société entend accompagner les constructeurs, distributeurs ou logisticiens qui développent des centres de reconditionnement pour les véhicules d’occasion en installant des aires de préparation, cabines de peinture et laboratoires, équipements que l’on retrouve principalement dans les garages.

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« L'émergence de nouveaux acteurs fortement ancrés dans le digital a bousculé les habitudes et amène beaucoup de modernité et d'innovation dans le métier. Mais ces avancées n'ont pas suffi à rendre le modèle viable, en raison d’une difficulté persistante : la capacité à reconditionner les véhicules vite, à coûts maîtrisés et avec une qualité homogène. Ces enjeux nécessitent d’inventer de nouveaux processus industriels, adossés à un système d'information agile et performant, déployés sur un site adapté », expose la société.

Omia s’est rapprochée de la société d’ingénierie Refitngin, spécialisée dans les projets industriels pour le reconditionnement automobile, pour adapter ses équipements aux spécificités de cette activité. « Dans le futur, une unité de peinture au sein d’un centre de reconditionnement sera très différente dans sa conception des équipements qui existent aujourd’hui dans les ateliers traditionnels, soulève Denis Delrieu, président d’Omia. Les garages actuels ne sont pas optimisés pour permettre cette industrialisation des VO. C’est la raison pour laquelle de plus en plus de plateformes spécialisées se développent, en France comme à l’étranger ».

La start-up Refitngin a été fondée par Yann Brazeau, qui est l'ancien directeur du centre de préparation d'Aramisauto à Donzère (26). Omia a d'ailleurs expérimenté cette approche industrielle du remarketing via le site drômois. « Cette première expérience nous a poussés à renforcer notre position sur ce marché à potentiel. Nous observons notamment sur le marché allemand une évolution en faveur du traitement industriel des véhicules d’occasion identique à la France », informe Denis Delrieu, qui indique mener des discussions avec plusieurs acteurs actuellement. L’Allemagne constitue l’un des principaux marchés européens pour Omia, qui y installe trois à quatre cabines de peinture par mois dans les garages. L’entreprise, dont le siège est basé en Charente, affiche un chiffre d’affaires de 13M€.