Un constructeur américain, sous perfusion de Washington, peut il reprendre et restructurer un constructeur européen, sans fausser la concurrence ? Dans quelle mesure un Etat européen peut-il subventionner un industriel pour conserver les emplois dans le pays aux dépens des emplois dans d'autres Etats membres?

Ces questions ne manqueront pas d’être soulevées lors de la réunion qui se tiendra dans la capitale européenne, le 23 novembre prochain.

 

En effet, à l'initiative du commissaire à l'Industrie Günter Verheugen, la Commission européenne a invité General Motors et les ministres de l'Economie de l'Union européenne à débattre lundi 23 novembre à Bruxelles de l'avenir des usines européennes d'Opel. Le nouveau patron de GM Europe, Nick Reilly, la  commissaire à la Concurrence Neelie Kroes et le commissaire à l'Emploi Vladimir Spidla, notamment, assisteront à la rencontre. Cette rencontre n’est pas une première, la Commission européenne avait organisé deux autres réunions de coordination sur ce dossier à la mi-mars, puis fin mai.

« La Commission est strictement opposée à une course aux subventions. Nous avons besoin d'une solution européenne basée strictement sur des critères économiques », a déclaré Günter. Verheugen.


Les sites d'Opel en Allemagne emploient 25.000 personnes, soit la moitié des emplois de GM en Europe. Six autres pays abritent des sites (Belgique, Royaume-Uni, Espagne, Pologne, Hongrie et Autriche) et des aides publiques allemandes avaient été jugées illégales par la Commission.