Touché plus tardivement que d’autres constructeurs par la pénurie de semi-conducteurs, Toyota subit désormais la crise de plein fouet. Alors que son usine française d’Onnaing (Nord), qui assemble les Yaris et Yaris Cross, doit rouvrir ses portes lundi 13 septembre après une fermeture estivale de six semaines « malgré une quantité de pièces encore limitée », le constructeur japonais vient de réviser sa prévision annuelle de production mondiale.
Dans un communiqué diffusé le 10 septembre, le numéro un mondial de l’automobile annonce apporter « de nouveaux ajustements » à ses opérations de production pour septembre et « réviser [ses] plans de production pour octobre » en raison « d’une pénurie de certaines pièces causée par la propagation du Covid-19 en Asie du Sud-Est ».

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300 000 unités non produites cette année

En complément des ajustements de production déjà annoncés en août, Toyota ne sera pas en mesure de produire 70 000 véhicules en septembre, dont 30 000 au Japon, ni 330 000 unités en octobre, dont 150 000 au Japon. Le constructeur ajuste donc ses prévisions annuelles de production à 9 millions d’unités entre le 1er avril 2021 et le 31 mars 2022, contre 9,3 millions initialement prévu.
Toyota précise toutefois que « les perspectives pour novembre et au-delà ne sont pas claires », mais maintient pour le moment son plan de production car « la demande actuelle reste très forte ». L’entreprise nippone assure également faire tout son possible « pour livrer le plus de voitures » à ses clients « le plus rapidement possible », notamment en « déplaçant » ses plans de production vers « des modèles à forte demande ». Toutefois, Toyota ne donne pas le détail des suspensions de production dans ses usines situées hors du Japon.