Que représente Wilov en France et quel est le profil des gens qui souscrivent une assurance sur votre application ? Nous dénombrons plusieurs milliers de clients, ou « Wilover », et nous avons couvert plusieurs centaines de milliers de trajets à ce jour. La moitié de nos nouveaux clients viennent du bouche-à-oreille. Nous constatons par ailleurs un fort pouvoir de prescription entre les différentes générations d’une même famille. La moyenne d’âge de nos clients est de 30 ans, donc plutôt les « Millennials ». Nous nous adressons à la fois aux urbains, qui utilisent leur voiture le week-end ou pendant les vacances, aux foyers périurbains qui ont deux autos, et qui choisissent d’assurer chez nous la voiture familiale, et enfin des ruraux. Nous observons que six mois après avoir souscrit l’assurance avec Wilov, les clients roulent deux jours de moins par mois en moyenne. Dès lors qu’ils visualisent plus précisément ce que leur coûte l’assurance, ils optimisent l’usage de leur voiture.

Combien coûte en moyenne une assurance souscrite avec Wilov ? Le forfait mensuel de base se situe entre 15 et 20 €, auquel s’ajoute un forfait conduite pour une durée de 24 heures qui affiche 1 € en moyenne. Nous apportons un juste prix par rapport à l’usage de la voiture. Il faut savoir que ce modèle n’a pas été dupliqué dans d’autres pays, la France étant l’un des pays les plus innovants en matière d’assurance auto.

La souscription se concrétise en visioconférence via un smartphone. Envisagez-vous d’étendre votre approche commerciale ou de vous appuyer sur des relais ? Nous n’avons pas vocation à changer notre approche, qui se veut un mix entre le physique et le digital, car non seulement elle fonctionne, mais elle répond aussi à un besoin des clients. En France, le taux d’équipement en smartphone est de 65 % et il atteint 100 % chez les moins de 30 ans, par conséquent, nous n’avons pas le sentiment de laisser beaucoup de monde sur le bord de la route. De plus, cette interaction en visioconférence constitue une expérience client que nous voulons conserver. Par ailleurs, pour des questions purement technologiques, nous avons besoin de l’application téléchargée sur le smartphone pour détecter le trajet. Nous voulons construire une marque et une expérience que nous maîtrisons de bout en bout. Ni un développement en marque blanche ni un intermédiaire ne répondent à cette ambition.

Quelles sont les prochaines étapes de développement ? Il y a encore des segments de l’automobile que nous ne couvrons pas. Je pense aux voitures de luxe et de collection. Nous envisageons également d’étendre notre offre pour couvrir la mobilité sous toutes ses formes, que ce soit les scooters, les vélos, l’avion pour partir en vacances... L’international fait également partie de nos projets car il existe une vraie demande, mais plutôt en 2020. Enfin, nous allons certainement procéder dans les prochains mois à une levée de fonds pour accélérer notre développement. Objectivement, nous sommes encore peu connus.