Selon une information exclusive de l’AFP, qui fait référence à la consultation d’un document interne de PSA, le groupe français veut créer une coentreprise avec Punch Powertrain, afin de fabriquer à partir de 2021, sur son site de Metz, des transmissions électriques pour ses futurs véhicules hybrides. 

Ce rapprochement avec Punch Powertrain, entreprise de quelque 2600 salariés basée en Belgique, mais intégralement détenue depuis 2016 par le groupe chinois Yinyi, s'inscrit dans la stratégie de PSA d'électrification de sa gamme et avait été évoqué en juin 2018.

En effet, avant l'été, PSA avait officialisé la sélection de Punch Powertrain pour fournir la dernière génération de e-DCT brevetée d’ici à 2022, dans le cadre de son plan d’électrification. Cette boîte à double embrayage électrifiée (hybrid DT2), avec moteur 48V équipera les modèles de type MHEV (Mild Hybrid Electric Vehicles) du groupe. 

En schématisant, rappelons que l'hybride léger 48 volt consiste à épauler un moteur thermique avec un puissant alternateur-démarreur, ce qui permet de réduire la consommation et les émissions de CO2 pour un coût inférieur à l'hybride.

La coentreprise, détenue à parts égales par les deux groupes, doit donc être implantée dans les locaux du site PSA de Metz et produira également des transmissions destinées à des sociétés tierces.

Le début de la production est prévu "courant 2021", avant une "montée en cadence début 2022". PSA évoque des effectifs pouvant aller, à horizon 2024, "jusqu'à 400 personnes, pour une production de 600000 e-DCT par an", l'essentiel des salariés de fabrication (tous volontaires) provenant du groupe PSA.

Le groupe table sur une finalisation de l'accord de coopération, soumis au feu vert des autorités de la concurrence, d'ici décembre. PSA prévoit de proposer d'ici à 2025 une version électrifiée pour l'ensemble de ses véhicules, qu'il s'agisse de motorisations hybrides ou tout électriques.

(avec AFP)