Si les autorités américaines valident le projet de Donald Trump d'imposer 25% de taxes supplémentaires sur les véhicules importés, les plans de PSA pour revenir sur le marché nord-américain seraient naturellement contrariés, le point mort et les perspectives de profit s’en trouvant bouleversés.

Selon nos confrères de Radio Canada, la direction du groupe PSA pourrait alors choisir de revenir outre-Atlantique par le biais du marché canadien. Surtout qu’un nouveau traité de libre-échange entre le Canada et l'Union européenne, pressenti comme favorable aux importations de véhicules, pourrait favoriser cette nouvelle option.

Rappelons que Carlos Tavares, président du directoire de PSA, avait annoncé il y a deux ans, dans le cadre du plan stratégique Push to pass, un retour en Amérique du Nord, de façon progressive et par le biais de nouvelles prestations : offre de services de mobilité (Free2Move notamment), fourniture de véhicules pour les opérateurs de mobilité et à terme, vente classique de véhicules. Le groupe a inauguré son siège en Amérique du Nord au début de l’année 2018, à Atlanta (Géorgie, USA).

Si les menaces brandies par Donald Trump ne sont pas mises à exécution, Larry Dominique, directeur de PSA Amérique du Nord, et ses équipes pourraient rester sur le projet initial et selon nos confrères d’Automotive News, une dizaine d’états américains auraient été identifiés pour une première phase de retour (Arizona, Californie, Caroline du Nord, Floride, Géorgie, Illinois, Maryland, Massachussetts, New Hampshire, New Jersey, New York, Texas, Virginie, et Washington). Quatre provinces canadiennes sont aussi évoquées (Alberta, Colombie Britannique, Ontario et Québec)