Le fameux texte visant à accompagner la fermeture de l’usine PSA de Saint-Ouen a été validé. Finalement, les cinq syndicats représentants SIA, FO, CFTC et CFE-CGC ont signé, de mains communes avec la direction, un accord sur le reclassement ou le départ des quelque 320 salariés, le jeudi 31 janvier 2019. Il prévoit notamment la mise en place de mesures de pré-retraite et des aides au déménagement ou à la création d’entreprise. La CGT a refusé de signer et pourrait remettre une pétition à la direction.

Rappelons que le site est voué à fermer en 2021 pour céder sa place au chantier du futur hôpital Grand Paris Nord. Ce campus hospitalo-universitaire sera donc construit sur la parcelle de l’usine du constructeur automobile mais également sur des terrains adjacents.

"Maintenant que l'accord est validé, le vrai combat est l'accompagnement du personnel en interne et à l'extérieur du groupe. Nous souhaitons que chaque salarié retrouve chaussure à son pied, sans personne à Pôle emploi", affirment les syndicats. "FO retrouve l'essentiel de ses revendications dans ce texte, où la direction accorde des aides supérieures aux dispositifs habituels de PSA".

L’usine d’emboutissage ne devrait procéder à aucun licenciement. Les discussions pour trouver des solutions internes avaient été amorcées dès le 31 octobre 2018 lorsque l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris avait informé PSA du choix de l’emplacement.
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D’après Le Parisien, qui a obtenu une copie de l’accord en amont, les salariés votant pour un départ auront jusqu’à la fin de l’année 2019 pour le confirmer et devraient toucher des indemnités (18 mois de salaire) et une prime de 20 000 euros par exemple. Ceux qui souhaiteraient être mutés dans une autre usine PSA pourraient travailler à Saint-Ouen jusqu’en décembre 2020. D’autres aménagements ou primes ont été proposées aux handicapés, aux seniors ou aux futurs créateurs d’entreprise.