La plateforme américaine de réservation de voitures avec chauffeur Lyft, principal concurrent d'Uber aux Etats-Unis, devrait vraisemblablement s'introduire en Bourse, sur le Nasdaq, vers la fin du mois de mars, selon une information du Wall Street Journal.

A la fin de l’exercice 2018, la direction de Lyft avait indiqué avoir lancé la procédure, mais sans donner de date précise, ou d’ordre de prix. Les places de marché attendent ces informations et tablent une introduction en Bourse rapide. Rappelons que Lyft est actuellement valorisé à hauteur de de 15 milliards de dollars (soit plus de 13 milliards d’euros).

C'est aussi cette année que son concurrent et leader du secteur, Uber, veut effectuer son entrée en Bourse et tout indique qu’il compte aussi le faire au premier trimestre.
C'est d'ailleurs le lendemain de l'annonce par Lyft du lancement de son projet que le Wall Street Journal avait affirmé qu'Uber avait lancé un processus similaire. Dix ans après sa création, Uber fait valoir 75 millions d’utilisateurs dans le monde et une valorisation supérieure à 50 milliards de dollars (44 milliards d’euros). L’introduction en Bourse d’Uber s’opérerait sur une valorisation comprise entre 75 et 120 milliards de dollars ! Soit entre 66 et 105 milliards d’euros. Un montant vertigineux, alors que l’entreprise est encore déficitaire. Deux grandes banques d’investissement américaines, Goldman Sachs et Morgan Stanley, ont d’ores et déjà travaillé sur l’introduction en Bourse d’Uber, même si Dara Khosrowshahi, président du groupe, reste évasif : « Nous ne le ferons que lorsque nous serons prêts et que les marchés y seront propices ».

Enfin, Didi Chuxing veut aussi s’introduire en Bourse en Chine, profitant de l’assouplissement des règles dans ce domaine et des incitations liées au plan « Made in China 2025 ». Cheng Wei, président du groupe, revendique aujourd'hui plus de 31 millions de chauffeurs et 550 millions d'usagers pour l'ensemble de ses services (environ 8 milliards de trajets en 2018). Le groupe est valorisé à plus de 65 milliards de dollars (57 milliards d’euros), mais déplore aussi des pertes, 1,6 milliard de dollars en 2018 (1,4 milliard d’euros).