Nicolas Hulot en veut plus, et il n'est pas le seul : "L'ambition du texte, à ce stade, n'est pas à la hauteur de nos attentes. La France tient à ce que le futur règlement intègre un objectif contraignant pour 2025 et une ambition renforcée pour 2030 allant jusqu'à 40% de réduction par rapport à 2021" a t-il fait savoir au Luxembourg au Conseil de l'Europe.

Divers ministres et autres représentants des nations du vieux continent se sont en effet réunis le 25 juin pour débattre de la proposition de règlement européen portant sur "les normes de performance en matière d'émissions pour les voitures particulières neuves et pour véhicules utilitaires légers neufs" selon la terminologie officielle.

En l'état actuel des débats, la proposition européenne est la suivante : -15% de CO2 sur les VN pour la période 2025-2029 par rapport aux seuils de 2021. Ce qui signifie concrètement que les constructeurs se verraient assignés un objectif moyen de 80,75 g / CO2 / km par véhicule neuf en 2025. Pour 2030, la proposition est de grimper à -30% (toujours par rapport à 2021), soit à 66,5 g de CO2 par véhicule.
Nicolas Hulot en veut donc davantage, puisque ses propos indiquent qu'il souhaiterait voir les autos rejeter 57 g de CO2 au maximum en 2030.

Les pouvoirs publics européens proposent aussi d'inciter les constructeurs à mettre de plus en plus de véhicules électriques ou hybrides rechargeables à la route : "Si la part de véhicules à émission nulle / à faibles émissions d'un constructeur dépasse une certaine valeur de référence, celui-ci sera récompensé en se voyant assigner des objectifs d'émissions de CO2 moins stricts. Il est proposé d'établir cette valeur de référence à 15% pour la période 2025-2029 et à 30% à partir de 2030" indique le texte soumis aux nations.

Mais là encore, le ministre français n'est pas paru rassasié : "La France souhaite la mise en place d'un mécanisme de soutien spécifique aux véhicules zéro émission assorti d'un système de bonus-malus ; celui-ci devrait concerner uniquement les véhicules zéro émission et donc exclure les hybrides rechargeables" a expliqué l'ex-présentateur vedette de TF1.

Les interventions des divers ministres de l'Europe des 27 peut laisser penser qu'aucun consensus ne se dégage pour l'instant sur les émissions de CO2 post-2021.