La région autonome des Baléares pourrait être la première à prendre une mesure radicale anti-diesel. Selon le projet de loi du changement climatique et de la transition énergétique approuvé par le gouvernement des Baléares, il est question d'interdire les diesels à la circulation sur toutes les îles, à l'exception de ceux qui y seraient déjà en circulation. Plus clairement, les Baléares ne veulent plus voir de diesels entrer sur leur territoire à compter de 2025, mais accepteraient que roulent encore ceux des habitants.
Outre cette mesure, le gouvernement des Baléares souhaite aussi interdire à la vente tous les véhicules polluants à compter de 2035. Enfin, les loueurs de véhicules seraient contraints d'acheter 2% de véhicules électriques à compter de 2020, pour atteindre 100% dès 2035.

Ce projet de loi est actuellement en train de créer un certain émoi du côté de Madrid. L'Association des fabricants espagnols de véhicules (Anfac) annonce en effet que le problème est justement "non pas le diesel, mais les véhicules anciens en circulation" et qu'en outre, "cette interdiction est régressive, discriminatoire et contraire à la politique européenne". La fédération des transports des Baléares n'en pense pas moins, tout comme l'association locale des concessionnaires automobiles, l'association des loueurs, etc.

L'affaire bruisse en Espagne mais pourtant, bien d'autres villes, régions ou pays comptent faire de même d'ici peu. Idéalement, Paris voudrait bien interdire les diesels à la circulation dès 2024, une affaire provisoirement mise en sourdine pour cause d'élections municipales. La Norvège voudrait faire de même en 2030, tout comme la Wallonie. Les Pays-Bas veulent quant à eux interdire la vente de véhicules thermiques à compter de 2030. Une mesure qui devrait devenir concrète en 2040 en France.