La ligne de défense n’a pas changé. Comme Carlos Ghosn, le président du groupe, déjà questionné sur ce point lors de la présentation des résultats financiers le 10 février dernier, Thierry Bolloré, numéro deux du constructeur, répète que « tous les véhicules ont été homologués conformément à la réglementation en vigueur ».

La posture des dirigeants de Renault est d’autant plus délicate à tenir qu’ils ne connaissent pas les détails des accusations portées à leur encontre.

Si l’on en croît les fuites, ces accusations seraient graves. Le constructeur est soupçonné de +stratégies frauduleuses+ depuis plus de 25 ans pour fausser les tests d'homologation de certains moteurs.

Il y aurait bien un logiciel...mais pas truqueur!


Pire, la Répression des fraudes met en cause directement la responsabilité du PDG, Carlos Ghosn, dans la mesure où +aucune délégation de pouvoir n'a été établie concernant l'approbation des stratégies de contrôle utilisées pour le fonctionnement des moteurs.

Dans un rapport dont l'AFP a eu connaissance le 15 mars 2017, la DGCCRF suspecte le constructeur automobile d'avoir utilisé depuis plus de 25 ans "un logiciel" programmé pour parvenir à respecter les normes réglementaires européennes antipollution.

Or devant la presse, Carlos Ghosn jurait, la main sur le cœur, que Renault n’utilisait pas de logiciel truqueur.

Si l’on comprend bien, il y aurait bien usage d’un logiciel mais il ne serait pas truqueur !

Le débat va s’ouvrir. La balle est dans le camps des experts et autres déontologues.