Renault a présenté mercredi son offre de mobilité électrique à Paris, combinant VTC (voitures avec chauffeur) électriques et voitures en autopartage, qui sera déployée à partir de septembre 2018, selon le directeur général adjoint du groupe Thierry Bolloré.

Le constructeur compte déployer quelque 2 000 véhicules électriques d'ici fin 2019, avec « l'ambition de faire croître » cette flotte, a précisé M. Bolloré lors d'une conférence de presse avec la maire de Paris Anne Hidalgo (PS) à l'Hôtel de Ville. Il n'y aura « pas d'abonnement », a ajouté M. Bolloré, et pour les tarifs, « c'est la surprise à l'arrivée ».

« Ce qui se passe là est historique », a déclaré la maire de Paris, saluant cette « alliance entre un groupe industriel (...) et une grande ville monde qui veut garder sa force d'innovation et d'attractivité ».

Ce partenariat n'est « pas exclusif », a-t-elle souligné, alors que les collectivités ont décidé le 21 juin de résilier le contrat avec Autolib', qui doit s'arrêter d'ici au 31 juillet.

L'annonce de cette conférence de presse a provoqué la colère de l'opposition parisienne, furieuse d'apprendre par voie de presse « un nouveau partenariat avec un groupe industriel dont nous ignorons les conditions et le cadre précis », au moment où le conseil de Paris débattait mardi soir des « nouvelles mobilités ».

« Quel mépris, quelle duplicité, quelle conception du débat et de la démocratie », écrivent mercredi dans un communiqué les groupes PPCI (pro-Macron ex-LR), Républicain et UDI-MoDem, qui ont demandé, en vain, une suspension de séance du conseil pendant la conférence de presse.

De son côté, le groupe PSA a annoncé mardi qu'il projetait de lancer son service d'autopartage à Paris à la fin de l'année avec dans un premier temps 500 voitures électriques. Le loueur Ada va de son côté expérimenter dès la mi-juillet, dans les 11e et 12e arrondissements de Paris avec une cinquantaine de voitures électriques et thermiques.

Lancé en fanfare en 2011, Autolib' comptait 4 000 voitures, mais Paris et les communes partenaires ont décidé de l'arrêt définitif du système d'autopartage de Bolloré, plombé par un lourd déficit.