Suzuki France est désormais en capacité de mesurer avec précision les performances de son réseau de distribution. Sur la base des remontées de 132 investisseurs (sur les 138 dénombrés), la rentabilité moyenne s’élevait à 2% à fin juin 2018, un niveau élevé que peu de marques généralistes peuvent revendiquer à ce jour en France.

« Environ 85% des distributeurs sont rentables et 15% affichent des résultats entre 0 et -0,5% à fin juin. Mais cela va se réguler d’ici la fin de l’année. Nous avons un tiers du réseau qui se situe autour des 2,5% de rentabilité », détaille Stéphane Magnin, directeur de l’activité automobile de Suzuki. En France, la marque nippone s’appuie sur 205 points de ventes. Quelques zones libres persistent encore, notamment en région parisienne (Yvelines) ou encore au Havre.

« Avec 210 points de vente, on sera bien. Nous déplorons peu de turnover dans le réseau, seuls dix changements par an en moyenne pour cause de départ à la retraite ou alors suite à des opérations de concentration. Nous subissons peu de résiliation et globalement les distributeurs sont très fidèles à la marque », indique le dirigeant.

A l’image de la concession nantaise (groupe PGA), une quarantaine d’opérateurs exploitent la marque dans des showrooms exclusifs en France. Un tel développement exige un contrat autour de 120 à 150 voitures vendues par an. Le chantier à l’heure actuelle porte surtout sur la mise aux normes des points de vente. 70 sites représentent à l’heure actuelle les nouveaux standards.« Nous accélérons pour que tout le monde soit aux normes en 2020 », annonce Stéphane Magnin.

Enfin, si des animations ont été mises en place sur le Mondial 2018 pour faire le lien entre le stand de Suzuki auto et celui consacré à la moto, rares sont en revanche les distributeurs sur le terrain à représenter les deux panneaux. « Seuls 3 ou 4 opérateurs ont opté pour la double activité. Il n’y a pas une demande très forte du réseau à ce sujet et ce n’est pas non plus une politique de Suzuki France de pousser ces rapprochements », conclut Stéphane Magnin.