En Chine, les ventes automobiles ont donc chuté pour le huitième mois consécutif en février 2019, reculant de 13,8% par rapport au même mois de référence 2018, selon la CAAM (Association des constructeurs automobiles chinois), pour un total de 1,48 million de véhicules immatriculés. Huitième mois consécutif de baisse, mais aussi sixième mois consécutif de baisse à deux chiffres et début d’année contrarié, car les ventes avaient déjà plongé de 15,8% en janvier.

Sur fond d’incertitude économique, et alors que la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis pèse sur la confiance, les consommateurs ont continué à bouder les concessions. « La conjoncture économique est délicate et elle plombe la consommation », explique Shi Jianhua, secrétaire général de la CAAM, avant d’ajouter : « De plus, les consommateurs attendent des précisions du gouvernement chinois, notamment sur les incentives sur les énergies alternatives et pour certaines zones rurales ». Notons que le gouvernement chinois a déjà annoncé la semaine dernière une baisse des impôts et des charges sociales sur les entreprises et des réductions de TVA dans plusieurs secteurs d'activité.

En février, les véhicules électriques ou hybrides ont cependant enregistré des performances encourageantes, leur volume d’immatriculations progressant de 53,6%. Les volumes restent modestes (53000 unités), au même titre que leur pénétration (environ 4%).

La CAAM ne s’alarme pas pour autant, tout en s’attendant à un premier trimestre morose. Elle table sur un marché de 28,1 millions d’unités en 2019, soit une performance comparable à celle de 2018.

Certains constructeurs, comme Hyundai ou Ford par exemple, n’excluent pas de réduire la voilure de leurs usines sur ce marché.


(avec agences)