La marque aux anneaux a livré 1 812 485 voitures dans le monde en 2018, un volume en retrait de 3,5% par rapport à 2017. Soutenu par les lancements des Audi Q8 et Lamborghini Urus, le chiffre d’affaires du groupe s’est établi à 59,25 milliards, en léger retrait de 0,9%. Le bénéfice d’exploitation (avant éléments exceptionnels) a reculé de 7%, à 4,7 milliards d’euros et le taux de rentabilité opérationnelle avant éléments exceptionnels de 7,9 % (8,5 % en 2017) n’a pas été à la hauteur de l’objectif fixé à long terme, qui ciblait entre 8 et 10 %.

L’an passé, les éléments exceptionnels ont particulièrement pesé dans la balance. « Outre l’ordonnance administrative légalement contraignante adoptée par le parquet de Munich, qui inflige une amende de 800 millions d’euros au constructeur, ils comprennent les dépenses liées aux mesures techniques et aux mesures pour les clients, ainsi que les dépenses et provisions pour les risques juridiques », précise le groupe, qui a estimé les éléments exceptionnels liés à la crise du diesel à 1,176 milliard d’euros (387 millions d’euros en 2017). Après ces éléments, le bénéfice opérationnel affichait 3,53 milliards d’euros (4,67Mds€ en 2017) et le taux de rentabilité opérationnelle 6 % (7,8 %).


« Nous ne pouvons pas nous satisfaire de nos performances. Audi a d’excellents produits sur le marché mais, si l’on parle business, nous n’avons pas su résister au test de pression ultime qu’a représenté le passage à la norme WLTP », a déclaré Bram Schot, président du directoire d’Audi, à l’occasion de la présentation des résultats du groupe.


Réparer les séquelles de 2018


Pour l’exercice 2019, le groupe n’hésite pas à parler de « transition » en raison de son « repositionnement stratégique. Nous allons suivre un cap important et travailler sérieusement sur nos structures de coûts. Sur le plan opérationnel, néanmoins, nous allons également devoir faire le ménage, affirme Alexander Seitz, membre du directoire pour les finances. Nous sommes en train de réparer les séquelles de l’année charnière qu’a été 2018 et de retrouver notre équilibre, de la production à la commercialisation. Ces tâches auront, dans un premier temps, un impact négatif sur nos recettes ».

En 2019, Audi entrevoit une hausse modérée de ses livraisons et un chiffre d’affaires légèrement supérieur au montant ajusté de l’année dernière. Le groupe table sur un taux de rentabilité opérationnelle de 7 à 8,5 %.

Audi rappelle qu’il va notamment consentir des investissements considérables dans les prochains moins en faveur, notamment, de la mobilité électrique. La nouvelle Audi e-tron sera lancée au printemps, suivie de l’e-tron Sportback. 2019 verra aussi le lancement de la Q2 L e-tron, un modèle électrique réservé aux clients chinois. D’ici fin 2020, Audi prévoit de lancer dans le monde un total de 12 véhicules électriques couvrant tous les segments.