L'année 2018 a largement été profitable au constructeur sino-suédois Volvo : 642 253 voitures particulières vendues dans le monde, un résultat en hausse de 12,4% par rapport à 2014. Tous les continents ont enregistré une augmentation des immatriculations : +20,6% en Amérique du Nord, +14,1% en Asie du Sud Est (Chine) et +6,1% en Europe, avec 318 235 voitures vendues.

Sur le strict plan commercial, la France s'est révélée bien au-delà de la tendance européenne : +13,1% d'immatriculations de Volvo dans l'Hexagone avec 18 349 modèles distribués. De plus, Volvo a fait état d'un mix des ventes, au niveau mondial, de 56% de SUV (contre 48% un an auparavant). La proportion française de SUV a été de 65,3% en 2018...

Les ventes ont été meilleures qu'en 2017, mais pour autant, les résultats financiers n'ont pas suivi la tendance. Le chiffre d'affaires a eu beau augmenter de 21,1%, Volvo a signalé un résultat net en baisse de 4%. De la même manière, la marge opérationnelle (EBIT) s'est fixée à 5,6% en 2018, contre 6,7% en 2017.

Le président mondial de Volvo Cars a fait savoir que "la croissance de notre chiffre d'affaires et de nos ventes en 2018 est satisfaisante, mais la rentabilité a souffert de facteurs externes tels que les droits de douane et la vive concurrence en matière de prix sur plusieurs marchés". Hakan Samuelsson a de plus prévenu ses équipes : "Soyons réalistes. Nos marges vont rester sous pression constante" a t-il déclaré.
D'autant plus que la première vente en Europe de Volvo devrait être cette année le XC40, soit un véhicule aux marges plus faibles que le XC60.