Effet du nouveau malus qui touche les voitures neuves et d'occasion de plus de 36 CV ? Que nenni, les immatriculations de véhicules neufs et puissants ont encore grimpé de 50,6% (1390 unités) au premier semestre...

Les véhicules dits premium, de luxe ou de sport ont à nouveau perdu du terrain au premier semestre. Le périmètre est le suivant : Mercedes, BMW, Audi, Mini, DS, Volvo, Jaguar, Land Rover, Smart, Lexus, Porsche, Tesla, Infiniti, Alpine, Ferrari, Maserati, Lotus et Aston Martin. L'ensemble de ces 18 marques a représenté 143 015 immatriculations sur les six premiers mois de l'année, soit une baisse de 1,8% par rapport au premier semestre 2017. Une petite inflexion qui intervient après celle de 2,9% enregistrée un an auparavant... Passé de mode, le luxe ? A voir.

Les véhicules les plus onéreux avaient connu une forte croissance jusqu'à il y a peu. Toujours sur le même périmètre, leurs ventes étaient passées de 111 273 unités en 2014 à 129 899 en 2015 (+16,7%). L'année suivante n'avait pas déçu : +15,5% en 2016, avec un
nombre (aujourd'hui record) de 150 163 immatriculations en l'espace de six mois. Puis 2017 rima avec un premier coup d'arrêt, un phénomène confirmé cette année.

La décroissance des ventes est d'autant plus étonnante qu'elle intervient dans un contexte de hausse globale du marché du neuf. Toutes marques confondues, le marché a progressé de 4,7% au premier semestre. Si l'on ne tient pas compte des 18 marques précédemment citées, la croissance a même été de 5,5% au sein des généralistes.

Ce qui se passe sur l'ensemble du secteur tient essentiellement aux vicissitudes de deux acteurs que sont Audi et DS. Après avoir tutoyé les sommets, Audi a vu ses ventes reculer de 5063 unités entre le premier semestre de 2016 et celui de 2018. Sur la même période, DS a perdu 3603 ventes, Land Rover 1619, BMW 1366 et Smart 1075. Des baisses qui n'ont pas été compensées par les hausses observées chez Mercedes (+3592 ventes) Volvo (+810), Jaguar (+825) ou encore Lexus (+663).