PSA est en grande forme, Renault aussi : 1,952 milliard d'euros de profit ont été dégagés sur les six premiers mois de l'année par le constructeur français, un résultat confortable bien qu'en baisse de 18,6% par rapport au premier semestre 2017. La marge opérationnelle, présentée comme "record" par Renault, s'est fixée à 6,4% du chiffre d'affaires du groupe.
La marge opérationnelle de l'activité automobile (qui ne prend pas en compte Avtovaz-Lada) "est  en baisse  de  77 millions  d’euros  à  1 215  millions  d’euros  (4,5 %  du chiffre  d’affaires  du secteur  et  4,7 %  hors  reclassement  comptable sur  le  chiffre  d’affaires  mentionné  ci-dessus  et  impact  IFRS 15) contre 4,8 % au premier semestre 2017" explique Renault.

Le début d'année s'est en effet révélé assez mouvementé d'un point de vue financier pour le groupe français : les efforts de rationalisation et autres économies d'échelles (appelés "Monozukuri" du côté de Boulogne-Billancourt) ont permis de réaliser 254 millions d'euros d'économie tandis que "l'effet mix-prix-enrichissement des produits" a entraîné un gain de 184 millions. A l'inverse, et tout comme PSA quelques jours auparavant, des effets de change négatifs surtout liés au marché argentin ont négativement pesé sur la balance, de 347 millions d'euros. Renault indique aussi avoir subi une hausse du coût des matières premières (+192 millions d'euros) et une inflation des frais généraux de 56 millions d'euros.

L'activité de RCI Bank a pour sa part tenu ses promesses. La contribution du financement à la marge opérationnelle du groupe a crû de 13,3% sur le semestre écoulé (594 M€). Le taux d'intervention du financement a progressé de 1,5 point (39,7% des dossiers) tandis que "l’activité  Financements  VO  poursuit  son  essor  en  comptabilisant 185 512 dossiers financés soit une progression de 17,4% par rapport à l’an passé" note le constructeur.

Renault prévoit pour la suite de l'année une croissance mondiale (des ventes) de 3%, un marché européen à +1,5% et un marché français à +2%. Le Brésil (+10%) et la Russie (idem) devraient vraisemblablement porter les hausses d'immatriculations et in fine les profits du groupe.