Production, ventes, contexte international, tout a été compliqué pour Nissan pour son premier semestre 2018. Celui-ci a démarré au 1e avril, et s'est achevé au 30 septembre.
La production tout d'abord : 2 666 590 fabriqués dans le monde entier, -6,1%. Les usines ont particulièrement baissé le rythme au Japon (-14,4%), mais aussi en Angleterre (-8,7%). Le contexte géopolitique n'étant pas favorable à l'économie en ce moment au Royaume-Uni, l'usine de Sunderland, qui produit notamment le Juke et le Qashqai, a vu son rendement décroître de 36,6% sur le seul mois de septembre.

Si la production s'est quelque peu ralentie, sans doute était-ce pour s'adapter à la réalité des ventes. Nissan a cédé 2 719 513 véhicules dans le monde pour son premier semestre, -2,4%. Ceci en dépit d'immatriculations en légère hausse au Japon (+0,5%) ; l'Europe a en effet décroché (-13,6%, 329 980 ventes), tout comme l'Amérique du Nord, qui inclut le Mexique (-9%, 941 578 immatriculations).

Nissan se veut toutefois positif : "La Nissan Leaf a été la voiture électrique la plus vendue d'Europe" se félicite la marque, sans citer de chiffres toutefois. Une assertion qui n'est pas valable en France. La Leaf est la deuxième voiture électrique la plus vendue (16% de parts de marché), loin derrière la Renault Zoé qui représente à elle seule 51% du marché.

Le premier semestre s'est révélé plus porteur pour Toyota. Le constructeur, grand concurrent de Nissan, a produit 5 199 660 véhicules entre avril et septembre 2018 (+1,3%), poids lourds inclus. Si l'on ne s'intéresse qu'à la marque Toyota, la production a fait du surplace : 4 388 282 unités fabriquées, -0,7%.
Les ventes ont suivi le chemin inverse de celles de Nissan : 4 797 000 Toyota distribuées dans le monde (+1,4%), dont 4 056 000 (+2,5%) en dehors du Japon.

Sur les 9 mois écoulés, les ventes de Nissan en France sont en recul de 5,8% avec 51 914 immatriculations. Celles de Toyota sont en hausse de 9,1%, avec 70 907 VN cédés.