Dans le cadre de l’accord qui sera signé ce soir, 26 mars, PSA et Dongfeng, devraient, via leur coentreprise chinoise, DPCA, ouvrir une quatrième usine en Chine. Cette dernière va assembler un modèle pour la marque de Dongfeng, Fengshen.

Cette marque low cost sera, par le biais de la coentreprise, également être à la disposition de PSA. Interrogé sur ce point, lors du salon de Genève, Carlos Tavares n’avait pas voulu préciser le rôle que pourrait jouer cette marque, à côté de Peugeot, de Citroën et de DS. Il avait alors déclaré qu’une stratégie de marque low cost n’était pas une priorité pour PSA.

Invité sur Europe 1, Robert Peugeot, membre du conseil de surveillance de PSA et président du holding familial FFP, a apporté quelques précisions sur ce point.  «Il y a un  objectif à court terme : que dans notre joint venture en Chine, qui vise 700.000 voitures cette année, nous montions rapidement à 1,5 million de voitures, probablement sur les trois marques Peugeot, Citroen et la marque de Dongfeng, Fengshe", a-t-il déclaré.

Il a précisé que cette marque serait « au départ pour le marché asiatique ! Il s'agit de développer au départ cette marque pour le marché chinois, et demain de la commercialiser d'abord dans la région asiatique."
A la question sur l’éventuelle commercialisation de cette marque en France, il a répondu : « "Ca pourrait un jour, mais pas tout de suite."

L'accord entre PSA et Dongfent, doit être signé par Xi Jinping et François Hollande à l'Elysée en fin d'après-midi, ce 26 mars. La lettre d'intention déjà validée par les deux groupes prévoit que l'Etat et le constructeur chinois déboursent chacun 800 millions d'euros pour prendre l'un et l'autre 14% du capital. Ceci les placera au même niveau que l'actionnaire historique, la famille Peugeot, à l'issue d'une augmentation de capital de 3 milliards d'euros qui sera lancée dans la foulée de l'assemblée générale des actionnaires prévue le 25 avril.