La troisième étape du Dakar, entre San Juan de Marcona et Arequipa, était sélective avec 467 km de liaison et 331 km de spéciale.

Après un sacré combat, les deux hommes sont « passés à côté du hold-up », dixit Ronan Chabot : « Dès la première partie de dunes, c’était très costaud. Nous sommes montés sur une dune immense, qui surplombait tout : on avait l’impression d’être sur le toit du monde ! Après, dans une section plus cassante, nous sommes tombés dans un canyon qui faisait juste la largeur de la voiture pendant environ 6 km. On a dû s’arrêter parce qu’une Ford était bloquée à travers le canyon et bloquait des motards ! Nous sommes descendus, on a porté les motos et on a tiré la Ford. En repartant, dans la poussière, je n’ai pas vu une pierre et on a explosé le carter. Nous sommes repartis au ralenti et heureusement, on a repris notre rythme et ça a tenu jusqu’au bout. C’est dommage : nous aurions pu faire le ‘casse du siècle’ mais on a perdu du temps dans ces mésaventures. Mais il ne faut pas oublier qu’à cause de cette pierre, on n’aurait pu ne jamais repartir. On a eu du bonheur dans notre malheur ! C’était une journée aux nombreux rebondissements et on s’en est bien sorti. Il restera aussi de cette journée des images magnifiques, comme lorsque nous avons longé la plage à fond pendant 14 km ».

L’équipage Ronan Chabot-Gilles Pillot réalise toutefois une bonne opération grâce à cette 15ème place sur cette étape : la Toyota Gazoo Racing n°319 se hisse à la seizième place du classement général du Dakar, à 1 heure et 18 minutes du leader.