Le 19 juin dernier, Rupert Stadler, président d’Audi et membre du conseil de surveillance du groupe Volkswagen, avait été officiellement mis en cause dans le cadre de l’enquête sur les émissions polluantes. Sans surprise, il avait été immédiatement suspendu de ses fonctions. Plus de trois mois plus tard, la situation ne s’est pas améliorée et le nom de Rupert Stadler vient s’ajouter à la liste déjà fournie des grands dirigeants du groupe poussés vers la sortie par le « dieselgate ».

En effet, la semaine passée, Volkswagen a annoncé, par voie de communiqué, avoir remercié définitivement et avec effet immédiat, Rupert Stadler, président du directoire d’Audi AG : « Rupert Stadler quitte Audi, parce que, à cause de sa détention provisoire et de l’enquête préliminaire, il n’est pas capable de remplir ses fonctions de membre du conseil d’administration et souhaite se concentrer sur sa défense ». Dans un premier temps, Abraham Schot, responsable des ventes d’Audi, continuera d’assurer l’intérim.

Si Rupert Stadler n’est pas soupçonné d’être à l’origine du logiciel truqueur, on lui reproche d’avoir été pleinement au courant des manipulations et de ne rien avoir dit.

Proche de Ferdinand Piëch, dont il fut le secrétaire particulier durant plusieurs années, Rupert Stadler, un profil financier au milieu d’ingénieurs, avait rejoint le groupe en 1990, prenant la direction d’Audi au début de l’année 2007.