Qui veut encore enterrer Seat? L'arrêt de la filiale espagnole de Volkswagen, qui a enfin gagner de l'argent l'année dernière, n'est plus à l'ordre du jour.

En ce début de 2017, elle a même réalisé son meilleur premier trimestre depuis 2001, grâce à une croissance à deux chiffres de ses ventes en Espagne, en Allemagne, au Royaume-Uni et en France.

Tous pays confondus, la marque a vendu 117.300 voitures au premier trimestre, une hausse de 14% par rapport à la même période de 2016. Les ventes totales pour le seul mois de mars ont enregistré une hausse similaire.

La nouvelle version lancée en janvier du modèle Leon, principale vente de Seat en Europe (mais pas en France) et ses SUV ont largement contribué à ces bonnes performances commerciales.

Un bond de 19% dans l'Hexagone


En France, où la direction s'apprête à changer de mains, on assiste également à un spectaculaire redressement. A compter du 2 mai 2017, Seat France sera dirigé par Sébastien Guigues qui remplacera Luc Chausson, nommé directeur des projets stratégiques pour le plan Together 2025.

Dans l’Hexagone, les ventes de Seat ont bondi des 19% au premier trimestre à 6 469 unités, ce qui vaut à la marque espagnole une part de marché de 1,2%. Celle-ci a été tirée par l’Ateca dont plus de 2000 exemplaires ont été immatriculés au cours des trois mois, valant à ce SUV une pénétration de 0,4%.

L’Ibiza (de 4ème génération) qui reste son bestseller en France (2 314 immatriculations), fléchit (-19,8%).

Troisième modèle, la Leon, qui permet à la marque de cibler une clientèle un peu plus fortunée, s’essouffle (-15%). Cette berline qui vient de subir un facelift, représente néanmoins 1 721 immatriculations, soit une part de marché de 0,3%.