Selon un rapport publié par KPMG, le marché mondial des semi-conducteurs destiné à l’industrie automobile devrait passer de 40 milliards de dollars* en 2019 à 200 milliards de dollars en 2040, soit une multiplication par cinq. Le cabinet de conseil base ses estimations sur quatre tendances qui animeront l’industrie automobile au cours des prochaines décennies, à savoir la conduite autonome, l’électrification, la connectivité, ainsi que les services liés à la mobilité. À titre d’exemple, un logiciel destiné à l’automobile nécessite en moyenne 100 millions de lignes de codes à lui seul ! Et encore, cette estimation n’inclut que les puces nécessaires à bord des véhicules, pas celles liées aux infrastructures (réseaux de bornes de recharge, stockage de données sur le cloud…).

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« De nombreux perdants » dans « une compétition déséquilibrée »

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Constructeurs automobiles, fabricants de semi-conducteurs et concepteurs de logiciels vont devoir renforcer leurs collaborations.
Dans son rapport, KPMG note que « les semi-conducteurs automobiles sont déjà l’un des segments de l’industrie mondiale des semi-conducteurs à la croissance la plus rapide ». De même, les experts estiment que les voitures « peuvent être considérées comme la convergence d’autres applications qui restent prioritaires pour les dirigeants mondiaux des semi-conducteurs », que ce soit la 5G, l’intelligence artificielle et l’Internet des objets.
En parallèle, le cabinet indique que « les voitures deviennent de plus en plus des super-ordinateurs sur roues » et que, en conséquence, « de nouvelles formes de collaborations émergeront entre les différents acteurs de la chaîne d’approvisionnement ». Plus particulièrement, « les constructeurs automobiles et les fabricants de semi-conducteurs auront besoin de travailler avec les acteurs du logiciel, dont la technologie sera essentielle » pour les futures voitures. Toutefois, KPMG met en garde contre « une compétition déséquilibrée pour la capture de la valeur », qui risque de favoriser « quelques gagnants » mais de faire « de nombreux perdants ».

*Au 28 juillet 2022, 1 dollar vaut 0,98 euro.

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KPMG estime que la compétition sera tellement déséquilibrée qu'elle entraînera de nombreux perdants.