Chute du diesel, ralentissement de la Chine, incertitudes liées au Brexit... Les maux ne manquent pas du côté de Jaguar-Land Rover

Cette réduction d'effectifs, annoncée dans un communiqué de l'entreprise propriété de l'indien Tata Motors, va concerner surtout le Royaume-Uni et s'inscrit dans le cadre d'un vaste plan d'économies de 2,5 milliards de livres sur 18 mois. Le groupe emploie 42.500 personnes au Royaume-Uni, soit l'essentiel des 44.000 qu'il compte dans le monde entier.

Les suppressions d'emplois, qui devraient concerner surtout des postes administratifs selon la presse britannique, s'ajoutent aux 1.500 personnes qui ont déjà quitté le groupe en 2018.
Jaguar-Land Rover avait notamment décidé au printemps dernier de pas renouveler un millier de contrats temporaires sur son site de Solihull, près de Birmingham (centre de l'Angleterre).

Dans le même temps, il avait annoncé la délocalisation de la production de son 4x4 de loisirs (SUV) Discovery du Royaume-Uni vers la Slovaquie. Cette fois, le constructeur explique que cette nouvelle cure d'amaigrissement commencera par un plan de "départ volontaire au Royaume-Uni ", sans en préciser davantage. Le constructeur de voitures haut de gamme explique mener cette restructuration pour réduire ses coûts et être plus rentable, afin de pouvoir investir davantage dans les voitures électriques. Il espère ainsi que tous ses nouveaux modèles seront électriques ou hybrides à partir de 2020.

"Nous prenons des actions déterminantes pour nous aider à croître sur le long terme face à de multiples perturbations géopolitiques et d'ordre réglementaire, ainsi qu'aux des défis technologiques rencontrés par l'industrie automobile", explique dans le communiqué Ralf Speth, directeur général de Jaguar Land Rover.