Par voie de communiqué, Dyson a confirmé que son conseil d'administration avait approuvé la décision de « construire son premier site de production automobile à Singapour », d'ici à 2020.

Dans un premier temps, 400 ingénieurs affectés au développement de ce véhicule se sont installés à la fin de l’été dans un nouveau centre de recherche dans le sud-ouest de l'Angleterre.

Mais pour la production en tant que telle, changement de cap : « Il est temps aujourd'hui de passer au stade de l'assemblage et de la production. Notre présence et nos équipes actuelles à Singapour, associées aux compétences avancées importantes de ce pays en matière de fabrication, en faisaient un favori », indique sobrement Jim Rowan, directeur général de Dyson, avant d’ajouter : « Singapour donne également accès à des marchés à forte croissance, de même qu'à une chaîne logistique très complète et à une main-d'œuvre hautement qualifiée ». On peut ajouter que ce choix était prévisible dans la mesure où le groupe Dyson a déjà une forte empreinte industrielle en Asie pour ses autres activités.

Jim Rowan a néanmoins ajouté que choisir ce site avait constitué « une décision complexe », certains au Royaume-Uni espérant un choix britannique, d'autant que James Dyson s'est montré à titre personnel favorable à l'affirmation de son pays via le Brexit. « On peut se poser des questions sur l'avenir de notre économie et l'impact du Brexit sur les emplois, lorsqu'un responsable affirmant que l'industrie britannique allait prospérer après le Brexit n'est pas fichu d'investir là où il est", commente un député travailliste de Best for Britain, Ian Murray.

(avec AFP)